Soutenances d’H.D.R.

Ces pages vous présentent les soutenances d’H.D.R. de la Faculté de Sciences et Technologies.

Monsieur Pierre LEFEUVRE, Chercheur (section C.N.U. : 67), UMR PVBMT

a présenté publiquement ses travaux pour l’obtention de l’Habilitation à Diriger des Recherches 

Soutenance prévue le :

Vendredi 10 avril 2026

A partir de 14h00 (Heure de La Réunion)

Salle Océan Indien – Pôle de protection des plantes – Saint-Pierre 

La soutenance se fera également en visioconférence via ce lien : https://teams.microsoft.com/meet/34306595691325?p=vsYTGbdhIi0FpMEYv9

Numéro de réunion : 343 065 956 913 25

Code secret : UU7Vi7xZ

Composition du jury : 

  • M. Ioannis MICHALAKIS, Directeur de Recherche – CNRS de Montpellier – Rapporteur
  • M. Emmanuel JACQUOT, Directeur de Recherche – INRAE de Montpellier – Rapporteur
  • M. Camille LEBARBENCHON, Maître de Conférences HDR – Université de La Réunion – UMR PIMIT – Rapporteur
  • Mme Armelle MARAIS, Ingénieure de Recherche  – INRAE de Villenave d’Ornon – Examinatrice
  • Mme Nathalie BECKER, Maître de Conférences HDR – Muséum National d’Histoire Naturelle – Examinatrice
  • M. Stéphane POUSSIER, Professeur des universités – Université de La Réunion – IUT – Examinateur

Mots-clés : Émergence des maladies, Adaptation, Bioinformatique, Changements globaux, Transition agroécologique

Résumé : Comment passe-t-on de l’étalement sur boîtes de Pétri à la chaîne à l’écriture de lignes de code au kilomètre, pour tenter de comprendre l’émergence des maladies microbiennes des plantes ? Cette transition, à la fois technique et conceptuelle, est au cœur du cheminement scientifique que je présenterai lors de la soutenance de mon habilitation à diriger des recherches. Mes travaux se situent à l’interface de la virologie, de la bactériologie et de l’écologie. Ils interrogent la diversité, l’évolution et la répartition des virus et des bactéries phytopathogènes, en mettant l’accent sur la dynamique des génomes microbiens, les conséquences évolutives sur leur capacité de dispersion et d’adaptation, ainsi que sur les déterminants environnementaux qui structurent ces processus. La soutenance mettra en lumière les principales avancées issues de ces recherches et les perspectives qu’elles ouvrent, face aux défis sanitaires et environnementaux actuels.

Monsieur Dominique GRONDIN, Maître de conférences (section C.N.U. : 62), ENERGY-Lab, a présenté publiquement ses travaux intitulés : « Vers des systèmes énergétiques insulaires soutenables modélisation multi-échelle, optimisation et prospective » sous le parrainage du Pr Yann BULTEL 

Le vendredi 30 janvier 2026 à partir de 13h00 (Heure de La Réunion)

Salle : Amphithéâtre Commerson (Campus du Moufia)

Visioconférence via ce lien : https://univ-reunion-fr.zoom.us/j/83897350503?pwd=i9F6tDlbFxvbX3u2mnNVNeRlto9YcW.1

Composition du jury : 

  • Mme Catherine AZZARO-PANTEL, Professeur des universités – Toulouse INP ENSIACET – Rapporteure
  • Mme Corinne ALONSO, Professeur des universités – Université de Toulouse – LAAS-CNRS – Rapporteure
  • M. Théodore TZEDAKIS, Professeur des universités – Université de Toulouse – LGC – Rapporteur
  • M. Robin ROCHE, Professeur des universités – Université Marie et Louis Pasteur – FEMTO-ST – Examinateur
  • M. Michel BENNE, Professeur des universités – Université de La Réunion – ENERGY-Lab – Examinateur
  • M. Yann BULTEL, Professeur des universités – Institut Polytechnique de Grenoble – Examinateur

Mots-clés : Optimisation systèmes énergétiques, Modélisation multiphysique, Hydrogène renouvelable, Micro-réseaux, Planification énergétique, Transition énergétique

Résumé : Dans les territoires insulaires, où se combinent vulnérabilité énergétique, dépendance structurelle aux combustibles fossiles importés, exposition accrue aux aléas climatiques et contraintes d’espace ou de ressources, la transition énergétique nécessite une approche systémique, multi-échelle et profondément contextualisée. Ces territoires constituent par ailleurs des laboratoires naturels de la transition énergétique. C’est dans ce cadre global que s’inscrivent les travaux présentés dans ce mémoire d’HDR. La démarche scientifique s’articule autour de trois niveaux complémentaires. Le premier axe explore les fondements physico-technologiques des nouveaux vecteurs énergétiques, en particulier l’hydrogène à partir d’énergies renouvelables. À l’aide d’un modèle multiphysique d’électrolyseur à carbonates fondus, intégrant les transferts thermiques, les dynamiques des fluides et les phénomènes de précipitation, la recherche met en lumière les mécanismes déterminants qui conditionnent la durabilité et la performance des systèmes de production d’hydrogène. Le deuxième axe se concentre sur la conception et le pilotage des micro-réseaux hybrides, briques technologiques essentielles pour la transition énergétique des territoires insulaires. En combinant optimisation, contrôle hiérarchique et indicateurs de fiabilité adaptés, ces travaux proposent une méthodologie robuste pour coordonner production renouvelable, stockage, électrolyse et groupes thermiques de secours. Ces approches ont été validées sur des plateformes expérimentales et sur un micro-réseau opérationnel en Afrique de l’Ouest, montrant leur capacité à améliorer la résilience, l’autonomie et la soutenabilité d’architectures énergétiques. Le troisième axe élargit l’analyse à l’échelle du territoire, par le développement de PyPSA-Réunion, un outil de planification multi-vectorielle appliqué à La Réunion mais transférable à d’autres géographies insulaires. En intégrant production renouvelable, mobilité électrique, chaînes hydrogène, stockage multi-temporel, contraintes réseau et scénarios climatiques, cette approche identifie des trajectoires énergétiques compatibles avec les objectifs d’autonomie et de neutralité carbone. L’ajout d’une analyse multicritère participative permet de confronter performances technico-économiques et préférences locales, révélant la nécessité pour les territoires insulaires de combiner intelligemment toutes leurs ressources — renouvelables, technologiques, foncières et sociales.

Ces travaux, ancrés dans une dynamique à la fois scientifique, territoriale et opérationnelle, contribuent ainsi à refonder les stratégies énergétiques des territoires insulaires. Ils indiquent qu’une transition soutenable, que ce soit à La Réunion, dans l’océan Indien ou dans tout autre contexte insulaire, ne peut émerger que d’une approche intégrée, multi-échelle, associant compréhension fine des technologies, conception robuste des systèmes et planification territoriale éclairée.

SOUTENANCE D’H.D.R.

Monsieur Michaël SICARD, Professeur ERA-Chair, (section C.N.U. : 37)présente publiquement ses travaux intitulés :

 « Etude de l’aérosol atmosphérique par télédétection active. De l’observation locale à l’échelle globale » 

le jeudi 2 octobre 2025 à partir de 15h00 (Heure de La Réunion)

Salle de l’OSU-R (bâtiment S4b)

Soutenance en visioconférence via ce lien : https://univ-reunion-fr.zoom.us/j/87064242321

Composition du jury : 

  • Monsieur Philippe GOLOUB – Laboratoire d’Optique Atmosphérique, Université de Lille  – Rapporteur
  • Monsieur Adolfo COMERON – Université Polytechnique de Catalogne – Rapporteur
  • Monsieur Jean-Luc BARAY  – Laboratoire de Météorologie Physique – Rapporteur
  • Madame Béatrice MOREL – Université de La Réunion – Examinateur
  • Monsieur Jean-Pierre CAMMAS – CNRS, Observatoire des Sciences de l’Univers de La Réunion – Examinateur
  • Monsieur Marc MALLET – CNRS, Centre National de Recherches Météorologiques – Examinateur

Mots-clés : lidar, aérosols, propriétés optiques et microphysiques, bilan radiatif

Résumé :

Ma soutenance de HDR retracera en grande partie ma carrière scientifique depuis mes études comme doctorant au Service d’Aéronomie (aujourd’hui LATMOS) à mon poste de professeur sur la chaire de recherche du projet européen REALISTIC (CentRe of Excellence in AerosoL remote sensIng technology and Science in The Indian oCean), en passant bien évidemment par mon poste de professeur à l’Université Polytechnique de Catalogne, poste sur lequel je suis actuellement en «mise à disposition».
Je vais scinder la suite de ce résumé en deux. Je présenterai, d’une part, ma trajectoire scientifique passée, puis, d’autre part, ma trajectoire scientifique actuelle à l’Université de La Réunion. Depuis ma thèse j’ai conçu et développé des systèmes lidar pour la télédétection des aérosols atmosphériques depuis un micro lidar à une longueur d’onde (prototype réalisé pendant ma thèse) jusqu’à un lidar avancé avec, e.g., des voies de réception à la pointe de la recherche technologique telles que des voies Raman purement rotationnel ou des voies de fluorescence. Ces développements technologiques sont toujours associés à des développements algorithmiques pour lesquels j’ai été aussi très actif. Ces lidars avancés permettent une caractérisation plus complète des propriétés optiques des aérosols. L’information multispectrale qui en découle permet d’être plus précis sur leur taille, leur forme, voire leur composition, et donc d’affiner leur classification. En travaillant en réseau (EARLINET depuis 2000 ; ACTRIS depuis 2011) et en couplant mesures sol avec des données satellite et de modélisation, essentiellement du transport, j’ai contribué de façon souvent collaborative à une meilleure caractérisation spatio-temporelle, autant qualitative que quantitative, des aérosols d’origine urbaine et rurale, issus de combustion de biomasse, d’éruption volcanique et d’évènement de poussières minérales, ainsi que de pollen. Mes travaux de 2016 sur le pollen atmosphérique mesuré par lidar sont pionniers en Europe. Depuis 2012 j’utilise des modèles de transfert radiatif totalement paramétrisés par de l’observation pour quantifier l’effet radiatif direct de certains aérosols tels que les poussières minérales et en moindre mesure les aérosols issus de combustion de biomasse. Je pense que mes travaux sur l’effet radiatif direct des poussières minérales calculé sur tout le spectre des ondes courtes aux ondes longues a contribué à une prise de conscience des modélisateurs du climat de l’importance des effets radiatifs en ondes longues souvent négligés. Cette première grande étape de mon parcours scientifique est centrée sur les aérosols troposphériques.

En arrivant au LACy le 1er décembre 2022 mes intérêts se sont tournés vers l’aérosol présent dans l’Océan Indien, une des rares régions du globe encore relativement « propre ». Ici les sources sont plutôt marines pour l’aérosol local et issues de combustion de biomasse et d’éruption volcanique pour le transport de longue distance. Les aérosols aux tropiques dans notre région se distribuent verticalement dans la troposphère (combustion de biomasse) et dans la stratosphère (combustion de biomasse par pyroconvection, certaines éruptions volcaniques et des aérosols d’origine météoritique ou provenant des débris de ré-entrée de vaisseaux spatiaux/satellites). La détection d’aérosols dans la stratosphère depuis le sol requiert des systèmes lidar plus puissants et représente encore un challenge technologique. Je travaille maintenant à la validation et intégration des instruments lidar de l’OPAR et des variables aérosol générées dans l’ERIC ACTRIS et le réseau NDACC. Ces données, une fois encore couplées à des données satellite et de modélisation, permettent de caractériser qualitativement et quantitativement le contenu en aérosol dans le sud-ouest de l’Océan Indien, de le connecter à ses sources et de déterminer et comprendre son cycle climatologique et sa tendance à long terme. En effet, la motivation de ces travaux, au cœur du projet REALISTIC que je pilote, est de mieux comprendre :

  • Comment la « smoke belt » (région des feux d’Afrique australe et d’Amérique du sud) combinée à la dynamique atmosphérique subtropicale contribue à l’augmentation observée ces 15 dernières années du contenu en aérosols dans la colonne atmosphérique dans le sud-ouest de l’Océan Indien ;
  • La composition chimique des aérosols du réservoir stratosphérique qui ne désemplie pas depuis 2018 et se diversifie (combustion de biomasse par pyroconvection, quelques récentes éruptions volcaniques puissantes et des aérosols provenant de l’espace) ;
  • L’effet sur le climat régional des aérosols mentionnés aux deux points précédents avec un focus particulier sur les aérosols issus de la combustion de biomasse.

Compte tenu du dérèglement actuel et futur de l’activité et de la sévérité des feux de forêts liés au réchauffement climatique et l’activité humaine, il est urgent de mieux comprendre et de prévoir les impacts des aérosols émis par la « smoke belt » par rapport au reste des aérosols, globalement et à l’échelle du climat.

Monsieur Nelson BEGUE, Maître de conférences, (section C.N.U. : 37), présentera ses travaux intitulés
 » Étude du transport et de la distribution verticale des propriétés physico-chimiques des aérosols au sein de l’hémisphère sud  » : 

le vendredi 13 décembre 2024
à 15h00 (Heure de La Réunion)
Salle de l’OSU-R (1er étage du bâtiment S4b)

La soutenance se fera également en visioconférence via ce lien : 
https://univ-reunion-fr.zoom.us/j/84769170705

Composition du jury : 

  • Madame Cathy CLERBAUX LATMOS, Sorbonne Université Pris, Rapporteure
  • Madame Catherine LIOUSSE LAERO, CNRS Toulouse, Rapporteure
  • Monsieur Gwenaël BERTHET LPC2E, CNRS Orléans, Rapporteur
  • Monsieur Pierre TULET LAERO, CNRS Toulouse, Examinateur
  • Monsieur Hassan BENCHERIF LACy, Université de La Réunion, Examinateur
  • Monsieur Svenkataraman SIVAKUMAR Université du KwaZulu Natal, Durban, Examinateur

Mots-clés : 

aérosols, dynamique atmosphérique, UT-LS, stratosphère, feux de biomasse, éruptions volcaniques

Résumé : 

Bien que les aérosols jouent un rôle significatif sur le système climatique global, il demeure encore des incertitudes concernant leurs caractéristiques microphysiques et leur concentration au sein de l’UT-LS (Upper Troposphere and Lower Stratosphere) tropicale. Ce constat est d’autant plus criant dans l’hémisphère sud, en raison de la spécificité de cette région (peu de terre) qui induit un faible nombre de stations d’observation et donc un très faible échantillonnage, en comparaison avec l’hémisphère nord. Mon intégration au sein des groupes de recherche IRP-ARSAIO (International Research Project – Atmospheric Research in Southern Africa and Indian Ocean) et CAPES-COFECUB (Coordination pour le perfectionnement du personnel de l’enseignement supérieur – Comité Français d’Evaluation de la Coopération Universitaire et Scientifique avec le Brésil) m’a permis de traiter le problème du bilan et de la variabilité des aérosols dans l’UT-LS et la stratosphère aux échelles régionale et hémisphérique. Compte tenu de l’activité croissante des évènements de feux de biomasse et des éruptions volcaniques aux latitudes tropicales au cours de ces dernières décennies, mes recherches se sont orientées sur l’influence de ces évènements (extrêmes, modérés ou saisonniers) sur la distribution verticale (de la troposphère vers la stratosphère) des propriétés physico-chimiques des aérosols au sein de l’hémisphère sud. Les résultats obtenus au cours de ces onze années de recherche contribuent à apporter des éléments de réflexion sur : (1) l’influence des émissions par les feux de biomasse aux latitudes tropicales en saison sèche sur la distribution verticale des propriétés physico-chimiques des aérosols ; (2) comment est-ce que les processus dynamiques de convection tropicale, de pyro-convection combinés à la circulation atmosphérique, peuvent expliquer les observations d’aérosols et ceci à différentes échelles et en différents lieux ; (3) l’influence du transport isentropique sur la variabilité du contenu en aérosols dans le réservoir stratosphérique tropical. Au-delà de l’aspect scientifique, les résultats obtenus mettent en évidence l’importance de maintenir cet effort de coordination des observations entre l’Amérique du Sud, l’Afrique du Sud et la Réunion pour une meilleure compréhension des processus physico-chimiques des aérosols au sein de l’hémisphère sud.

Monsieur Camille LEBARBENCHON, Maître de conférences, (section C.N.U. :65), présentera ses travaux intitulés  » Éco-épidémiologie et évolution des virus à ARN associés aux oiseaux et aux chauves-souris  » le : 

Le Vendredi 18 juin 2021
A 13h30 (Heure La Réunion)
La soutenance se fera en visioconférence via ce lien :
https://univ-reunion-fr.zoom.us/j/88519215397?pwd=ZHhQNmhoUlhSZXBVWnZpREl0RzR6QT09

ID de réunion : 885 1921 5397
Code secret : 044635

Composition du jury : 

  • Monsieur Serge MORAND, Directeur de Recherche,Centre National de la Recherche Scientifique
  • Madame Gwenaël VOURC’H, Directrice de Recherche, Institut National de Recherche pour l’Agriculture
  • Monsieur Franck PRUGNOLLE, Directeur de Recherche, Centre National de la Recherche Scientifique
  • Madame Nathalie BECKER, Maître de Conférences H.D.R., Muséum National d’Histoire Naturelle
  • Madame Pascale BESSE, Professeur, Université de La Réunion

Résumé : 

Les maladies infectieuses émergentes représentent un enjeu majeur pour la santé des populations humaines et animales. Dans ce contexte, mes recherches ont porté sur les facteurs écologiques impliqués dans la dynamique de transmission et dans l’évolution moléculaire des virus, chez les animaux sauvages (oiseaux et chauves-souris). J’ai structuré mes travaux en quatre axes portant sur (i) la diversité virale et les dynamiques d’infection en populations naturelles, (ii) le rôle des migrations animales dans la structure spatiale des virus, (iii) l’effet des réassortiments génétiques sur la valeur sélective des virus, et (iv) l’adaptation des virus en réponse aux changements environnementaux. Durant mes travaux de thèse et lors de mon premier post-doctorat, je me suis focalisé sur les virus influenza (Orthomyxoviridae), responsables d’épidémies chez de nombreuses espèces de vertébrés. Lors de mon second post-doctorat, j’ai élargi mes recherches à une plus grande diversité de familles virales (Paramyxoviridae et Flaviviridae) et à d’autres types d’agents infectieux, dont certains ont un impact majeur en biologie de la conservation. Suite à mon recrutement en tant que Maître de Conférences à l’Université de La Réunion, je me suis concentré sur l’écologie, l’épidémiologie et l’évolution des virus influenza et des coronavirus chez les oiseaux et les chauves-souris du sud-ouest de l’océan Indien.

Monsieur Thierry PORTAFAIX, Maître de Conférences (section C.N.U. : 37), présentera ses travaux intitulés  » Variabilité du Réservoir Stratosphérique Tropical – Ozone et rayonnements UV en région tropicale  » le  :

Lundi 16 décembre 2019
à 13 heures
Salle de l’OSU-Réunion

Composition du jury :

  • Monsieur Jean-Luc BARAY, Physicien Adjoint HDR, Laboratoire de Météorologique Physique – Clermont Ferrand
  • Monsieur Hassan BENCHERIF, Professeur, Université de la Réunion
  • Madame Sophie GODIN-BEEKMANN, Directeur de Recherche CNRS, LATMOS – Paris
  • Monsieur Alain HAUCHECORNE, Directeur de Recherche CNRS, LATMOS – Paris
  • Monsieur Philippe RICAUD, Directeur de Recherche CNRS, CNRM – Toulouse

Résumé :

Les travaux de recherche qui seront présentés portent sur l’analyse de l’évolution de l’ozone stratosphérique à la Réunion et dans les tropiques sud. Dans ce cadre, différents outils ou méthodes d’analyse ont été développés au LACy depuis 2 décennies. On peut citer le code DyBal et l’algorithme de classification des K-Means, permettant la détection des barrières stratosphériques au transport et l’analyse du trafic en stratosphère. Pour l’étude des tendances dans les longues séries d’observation, diverses méthodes ont été explorées. Récemment la méthode EMD (Empirical Model Decomposition) a permis la décomposition du signal en ses composantes oscillantes, sans connaissance à priori sur les signaux à analyser. Elle a permis de mettre en évidence le caractère non stationnaire des tendances observées.  La deuxième partie portera sur la variabilité du rayonnement UV en région tropicale. Certains éléments qui contrôlent cette variabilité seront présentés, ainsi que les prévisions climatiques des niveaux d’UV aux tropiques, obtenus à partir de 17 modèles de climat internationaux. Ces évolutions s’expliquent, en partie, par l’effet du changement climatique et par l’accélération de la circulation de Brewer-Dobson. Les perspectives concernant ces travaux portent par exemple sur l’étude de l’élargissement du réservoir tropical, ou sur le rôle des aérosols dans les évolutions climatiques des rayonnements UV.

La soutenance est publique.

Monsieur Jérôme BRIOUDE, Maître de Conférences (section C.N.U. : 37), présentera ses travaux intitulés :  » Bilan de l’ozone et des aérosols troposphériques  » le :

Jeudi 29 novembre 2018
à 16 heures
Salle des Conseils
OSU-Réunion

Composition du jury :

  • Madame Claire GRANIER, Directrice de Recherches, NOAA Earth System Research Laboratory
  • Madame Valérie THOURET, Physicienne, Observatoire Midi-Pyrénées
  • Monsieur Bernard LEGRAS, Directeur de Recherches, École Nationale Supérieure
  • Monsieur Laurent MICHON, Professeur, Université de La Réunion
  • Monsieur Pierre TULET, Directeur de Recherches, Université de La Réunion

Résumé :

Le rapport du GIEC montre que les incertitudes du forçage radiatif additionnel par les activités humaines de l’ozone troposphérique et des aérosols sont du même ordre de grandeur que les incertitudes associés aux gaz à effet de serre bien mélangés. L’ozone joue le rôle de gaz à effet de serre et modifie le pouvoir oxydant de la troposphère et ainsi change la durée de vie de certains gaz à effet de serre (e.g. méthane). Les aérosols interagissent avec le rayonnement solaire (diffusion, absorption) et peuvent modifier la microphysique des nuages par leurs propriétés physico-chimiques.
A travers mes travaux, j’ai participé à améliorer notre compréhension de l’impact des émissions terrestres et du transport atmosphérique sur le bilan physico-chimique troposphérique à l’aide de mesures in situ et satellites et de modélisation. Les résultats des thèmes de recherche suivant seront présentés : impact du transport à travers la tropopause sur le bilan d’ozone troposphérique et stratosphérique, impact des aérosols absorbants sur la microphysique nuageuse, estimation des flux de surface d’émissions d’origine anthropique ainsi que le développement d’un modèle Lagrangien à mésoéchelle.
Je présenterai également mes projets de recherche actuels et futurs développés au sein du LACy sur l’impact des émissions marines de gaz (halogènes, COV) et d’aérosols (sel marin) sur la physico-chimie troposphérique.

Madame Béatrice MOREL, Maître de Conférences (section C.N.U. : 37), présentera ses travaux intitulés « Régionalisation des effets des changements climatiques sur l’énergie solaire dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien et à La Réunion » le :

Jeudi 28 juin 2018
à 14 heures
Amphithéâtre Charpak
UFR Sciences et Technologies

Composition du jury :

  • Madame Andréa FLOSSMANN, Professeur, Université Clermont Auvergne
  • Monsieur Miloud BESSAFI, Professeur, Université de La Réunion
  • Monsieur Jean-Pierre CAMMAS, Directeur de Recherches – CNRS, Université de La Réunion
  • Monsieur Jean-Pierre CHABRIAT, Professeur, Université de La Réunion
  • Monsieur Jean-Marie FLAUD, Directeur de Recherches – CNRS, Université Paris-Est Créteil Val de marne
  • Monsieur Hervé LE TREUT, Professeur, Sorbonne Université
  • Monsieur Benjamin POHL, Chargé de Recherches, H.D.R., Centre de Recherches de Climatologie

La soutenance est publique.

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